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    Ne manquez pas d'aller voir l'exposition LIENS DE FAMILLE, rue Servandoni, avant le 11 juillet.  Voyez comme je m'y prends à l'avance cette fois !

     

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    Sara en parle ainsi sur le site de la Galerie :

    ” …à travers ces images en papier déchiré, j’ai voulu évoquer l’atmosphère des maisons de famille aux papiers peints qui n’ont pas été refaits depuis trop d’années, des retrouvailles du mois d’août dans la tension intérieure et la fête extérieure, du bonheur collectif affiché et du mal-être intérieur des individus en représentation sociale au sein de leur propre clan…”

    L'univers de Sara me touche beaucoup par les teintes de ses papiers déchirés, par le caractère poignant de ses images sans texte, de ses chiens errants, de ses personnages mystérieux, hantés, envoûtants. À quai avait été l'un des fleurons du Batalbum.

    Elle a récemment publié aux Éditions Chandeigne un très bel album, dont sa fille Edith de Cornulier-Lucinière a écrit l'histoire émouvante et véridique : L'HOMME DES VILLES DE SABLE.

     

     


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    Vous avez jusqu'à demain pour sprinter jusqu'à l'Art à la page, et jusqu'à lundi pour courir place du Trocadéro. J'ai vu la première exposition, que je vous recommande vivement : magnifique alliage de 4 artistes autour de l'ARBRE. Quant à la deuxième, j'y cours moi-même cet après-midi...

    Faute de temps, je me contenterai de recopier les communiqués respectifs.

    Bonnes ballades express !

     

    De l'arbre à la forêt
      

    L’exposition présente des œuvres très diverses de facture et de sensibilité, de quatre artistes, sur le thème de l’arbre et de la forêt. Chaque univers se complète et se répond parfaitement apportant une seconde lecture aux œuvres de chacun.

    Michelle Daufresne nous emmène par ses peintures dans des sous-bois et des chemins de forêts, en jouant sur une palette de couleurs resserrée éclairée par du mordoré, avec pour support  du papier blanc mais aussi du papier de verre ou du bois…

    Philippe Davaine excelle dans l’art du trait et du dessin à la pierre noire, que ce soit dans la précision de stupéfiantes coloquintes, ou dans de magnifiques croquis d’arbres ployés par le vent, ou dans l’épaisseur de bois touffus. Le velouté  et la fragilité du dessin renforçant la sensibilité de l’expression …

    Natali Fortier nous promène dans une forêt de sculptures arbres-totems, ( créée à l’initiative de Myriam Revial pour la Médiathèque de l’Hôpital des enfants  de Garches ) qui combine des matériaux aussi divers que le ciment, le fer, de vrais bois, des pots de fleurs, des paniers d’osier … Grandiose !

    Ainsi quand on demande  à Natali Fortier quelles sont ses sources d’inspiration  … ” en premier lieu la nature. Elle a quelque chose de sacré et elle est aussi d’une drôlerie inouïe. C’est invraisemblable cet éventail d’animaux  ! /…/ … Toutes les plantes et les arbres, du coquelicot au baobab ! “

    mais également …. ” Dans mon bois, ça saute aussi aux yeux, l’influence de l’art inuit, des totems indiens, des masques africains et des cerfs-volants chinois … Il y a aussi des peintres comme Egon Schiele, Bosch, Goya, Malevitch  .. Et des dessinateurs Steinberg, Gabrielle Vincent, Fred ( Philémon )  … et tant d’autres . ..  La vie m’inspire .”

    Gerda Muller  a toujours éprouvé un grand amour de la nature sous toutes ses formes, et une particulière émotion face aux arbres et ce qu’ils expriment. L’exposition présente une dizaine de grands formats en noir et blanc au fusain et à la craie. Pour découvre une fabuleuse facette du talent de Gerda Muller …

    Une photo de l'Art à la page pour vous allécher :

    Natali Fortier

    Cliquer ici pour voir d'autres photos dans la page de la galerie.

    L'ART À LA PAGE
    12 rue Servandoni ( sur cour )
    75006 Paris
    Tél: 01 43 57 84 95

    mercredi, jeudi, samedi de 14h30 à 19h
    vendredi de 11h à 19h

    Jusqu'au 7 mars

     

    Revoir Paris
      

    Dans cette exposition François Schuiten et Benoît Peeters, auteurs des Cités Obscures, font dialoguer leurs vision futuriste de la Ville Lumière, avec une sélection de dessins d’architectes et de projets d’urbanisme conçus pour Paris depuis deux siècles. La métamorphose de Paris depuis les travaux d’Haussmann, est illustrée par des documents historiques originaux confrontés aux planches de leur dernier album Revoir Paris. Aux dessins et documents originaux s'ajoute un écran circulaire de grande dimension accueillant une projection 3D interactive, en partenariat avec l'Institut Passion for Innovation de Dassault Systèmes. (...)

    L’exposition se déploie sur sept sections :

    1- Métamorphoses capitales : le chantier d’Haussmann pour Paris ;
    2- À la rencontre du monde : les cinq expositions universelles présentées entre 1855 et 1900 ;
    3- Une métropole en mouvement : les nouvelles mobilités : du chemin de fer au métropolitain ;
    4- Le regard aérien : Aéropolis et le rêve d'une ville verticale ;
    5- Au-delà des enceintes : les portes de Paris et l’organisation du territoire ;
    6- L’esprit de l’utopie : libérer la ville et la réinventer radicalement ;
    7 - Une ville monde : le Grand Paris et au-delà.

    Cliquer ici pour lire toute la page.

    Cité de l'Architecture & du Patrimoine
    1, place du Trocadéro
    75116 Paris
    Tél: 01 43 57 84 95

    Lundi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 11h à 19h
    Nocturne le jeudi de 11h à 21h

    Jusqu'au 9 mars

    Revoir Paris


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    Il était une fois, à deux pas de la rue des Blancs-Manteaux, une maisonnette de conte de fées, habillée de pied en cap pour l'hiver...

    Poussez la porte, il y fait bon malgré la neige qui couvre les murs.

    La Maison des Contes et des Histoires


    Et ces gros flocons qui tombent du plafond...
    Les fées sont cachées là-bas, dans la mezzanine. Face à vous et sur les bas-côtés, Oriane Molinié a semé Nos bisous : éléphants et girafes, flamants roses et manchots empereurs, hérissons et panda ("bisou qui gratte") cherchent un éditeur. Avis lancé !

    La Maison des Contes et des Histoires

     
    Contrechamp. Des amis m'attendaient dans la haute vitrine près de la porte (Elisabeth Ivanovsky, André Hellé) ; au mur, la renarde de Princesse Camcam que je poursuis depuis Montreuil. Encore plus belle en vrai !

    La Maison des Contes et des Histoires


    Cette renarde à l'oeil effilé, au pelage mi-feu mi-neige, vagabonde sous les flocons et repère une maison où il semble faire bon. Pauvres gens qui ne comprenez rien aux renards : il est urgent qu'elle se mette à l'abri ! Chassée, elle se réfugie dans la serre. Le petit garçon de la maison n'a pas l’œil dans sa poche. Il a tout vu.

    La Maison des Contes et des Histoires à l'heure d'hiver


    Qu'auriez-vous fait à son âge ? Il va lui rendre visite bien sûr, avec au bras un panier contenant, on le devine, un bon petit dîner. La renarde a les yeux fermés. Oh ! Elle allaite quatre renardeaux ! Sa paupière se soulève au bruit léger. L'enfant la regarde, pose le panier, doucement, et repart se coucher. Je vous laisse découvrir sur le blog de l'artiste comment ma belle renarde et ses petits vont le remercier.


    Voici maintenant l'autre versant du contrechamp, vu du "contier" (ainsi l'appellent les fées).

    La Maison des Contes et des Histoires à l'heure d'hiver


    Isabelle Arsenault
    a fait le saut depuis Montréal pour enchanter la pierre nue avec d'autres renards, une chouette en plein vol, des lièvres blancs sur la neige, une maison bleue et des arbres assortis à ceux du contier...

    La Maison des Contes et des Histoires à l'heure d'hiver


    où des conteuses, au seuil de leur forêt enchantée, content des contes aux enfants, sages ou pas...

    La Maison des Contes et des Histoires à l'heure d'hiver


    CONTES DES NUITS D'HIVER

    jusqu'au 1er février 2015
    à La Maison des Contes et des Histoires,
    galerie d'initiation à l'art par l'image et la parole
    7, rue Pecquay - 75004 Paris
    tél : 01 48 87 04 01
    www.contes-histoires.net


    Une rencontre
    de Princesse Camcam a été publié par les Éditions Autrement, dont le département Jeunesse, après nous avoir offert tant et tant de merveilles, a été – hélas ! – supprimé fin 2014.

    Cherchez-le (il y en a, rue Pecquay), offrez-le, allez voir les originaux avant la fin de l'expo ! "Histoire sans paroles" (titre de la collection chez Autrement jeunesse) en papier découpé, d'une telle finesse et tendresse, avec ses décors aux couleurs de l'hiver, blanches, brunes et bleues. Et la belle renarde au pelage mi-neige mi-feu, son petit prince attentionné, ses renardeaux.

    À voir bientôt sur le Batalbum.


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    Julia Chausson, "graveure et illustratice", fait des livres fort jolis. La simplicité et la tendresse des images m'a incitée à offrir celui-ci (orné d'une belle dédicace) à un nouveau-né :

    Julia Chausson

     

    Tous ses albums et livres d'artistes ont le même charme, la même force aussi.

    Boucle d'Or

    Julia Chausson

    Le Petit Poucet

    Julia Chausson

    Si vous passez dans le quartier de l'Oeil ouvert, vous trouverez sûrement votre bonheur avant Noël : plus de 30 artistes exposés jusqu'au 31 décembre, dont les Petits de Julia. Des gravures de Vu à Paris et La pluie est amoureuse y sont en permanence.

    Galerie L'Oeil ouvert
    74, rue Miron
    Paris 4ème
    www.loeilouvert.com

    Sinon, je vous recommande d'aller déambuler au hasard sur le site de l'artiste.


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  • Hâtez-vous ! L'exposition "des trésors d'atelier aux livres d'images"
    se termine le 1er mars à l'Art à la page.

    Frédéric Clément y expose les illustrations originales de ses trois derniers albums :

     

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    Monsieur RAVEL
    rêve sur l’île d’Insomnie
    Didier Jeunesse

     

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    LUBIE
    Le peintre des fleurs et son grain de folie
    Photographies de Vincent Tessier
     Albin Michel

     

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    BOTANIQUE CIRCUS
    Albin Michel


    Monsieur Ravel et Lubie occupent largement l'espace, nous plongeant successivement dans une féerie de vert puis de rouge, assortis au mobilier de la magicienne des lieux (Marie-Thérèse Devèze, dont chaque exposition dévoile quelque travail secret de ces ilustrateurs qui oeuvrent pour l'enfance... mais pas seulement).

     

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    Symphonie en vert et rouge d'une pièce à l'autre (Philippe Davaine a mis son grain de sel dans l'accrochage, semant sur les murs de menus objets, en prolongement de ceux qui vivent leur vie mystérieuse dans les pages des albums de Frédéric Clément).

    Vert de la mer que le musicien contemple en attendant la vague qui l'emportera loin de son "île d'Insomnie" (et ce sera la rencontre finale d'une belle vague espagnole avec sa robe à dentelle d'écume et juste une pivoine à la tempe - sur l'air du Boléro naturellement, car il s'agit d'un conte musical, un CD est glissé dans l'album).

    Si le vert domine dans cette rêverie tout en finesse, inspirée et orchestrée par le merveilleux Ravel, le merveilleux Clément réchauffe le rêveur avec des touches de rouge flamboyant (en plus de la pivoine évoquée, un théâtre flottant où jouent la Belle et la Bête), de rose tendre (une délicieuse théière britannique) ou encore de rouge et orangé pour Gibraltar, petit singe-tambour automate, compagnon d'insomnie inattendu et messager final.

     

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    Rouge de Lubie la diablesse qui s'est réfugiée dans le tympan de Breughel de Velours, l'incitant à oser du rouge plus rouge. Ici dans sa robe de papillon de nuit, là tout de noir vêtue avec deux ailes cramoisies dans le dos, "pas plus grosse qu'une miette", elle se réveille chaque année "aux premiers coquelicots", talonnant alors Jan le doux de sa parole insolente, le poussant à plus d'exigence. Lubie vous enchantera, et c'est le miracle de cet album : par elle, par la fantaisie de l'auteur au sommet de sa forme graphique et narrative, semant dans ses pages flamandes de réels pétales, fruits, pinceaux, poudres colorées, nous entrons dans l'univers du peintre, son atelier comme son art nous deviennent familiers. Le ton est vivant, le rythme enlevé, les mots virevoltent, éclaboussant les toiles. Sacrée Lubie !

     

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    Sont exposées aussi quelques-unes des fééries de Frédéric Clément : écrins d'entomologistes, curieux cabinets de curiosités, greniers miniatures où se cotoient ailes d'insecte et plumes d'oiseau, tétards et pétales, épines de rose et coquilles d'oeuf, serpents minuscules et délicats squelettes. Talismans glanés au hasard de promenades où déjà se tramaient des histoires, où des images se tissaient en secret, attendant leur heure pour éclore. Le plus beau à mes yeux : un coléoptère à la carapace brun doré, sculpté par quelque mystérieux orfèvre.

     

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    Frédéric Clément dédicacera ses ouvrages à la galerie,
    le samedi 1er mars, de 14h30 à 19h.

    Ne manquez pas ce rendez-vous pour bien commencer le mois du printemps !

    L'ART À LA PAGE
    12 rue Servandoni ( sur cour )
    75006 Paris
    Tél: 01 43 57 84 95

    mercredi, jeudi, samedi de 14h30 à 19h
    vendredi de 11h à 19h


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