• Il y a quelques mois, j’ai lancé avec des proches l’Association
    1000 Albums. Notre intention est de collecter des albums (livres d’images, livres illustrés, BD), de préférence auprès des éditeurs (livres neufs avant pilonnage, ou soldes) et auprès des particuliers si les livres sont en très bon état. Nous voulons les faire parvenir à des enfants démunis en pays francophones, à travers des ONG ou des Associations “sûres” – d’une part afin que ces livres aillent vraiment aux enfants qui en ont besoin, d’autre part pour assurer aux éditeurs qu’il n’y a aucun risque de revente.

    Peut-être ne le savez-vous pas mais il existe déjà de très nombreuses associations dans ce domaine. Alors, pourquoi une de plus ? Le Président de l’une d’elles, dont je tairai le nom pour respecter son extrême discrétion, m’a dit lors de notre première rencontre : « Lancez- vous ! » car les besoins sont immenses. Et comme il est un homme de qualité et d’excellent conseil, je l'ai écouté, nous nous lançons.

    Une première opération est en cours : nous réunissons des albums et BD pour enrichir une bibliothèque au nord du Liban. Près de 150 enfants (de toutes confessions) la fréquentent toute l’année, c’est pour eux un lieu d’échange, un repère.

    J’aimerais aujourd’hui vous présenter notre ambassadrice (nous l’enverrons aussi longtemps qu’il nous restera en stock des albums contant sa jolie histoire – patience, vous n’allez pas tarder à comprendre) :

    LAURE IGAMI
    Petite fille en papier plié


    Elle est arrivée en début d’année, dans un énorme carton d’un célèbre cru de champagne : soixante petits livres carrés, avec Laure Igami sur la couverture bleue marine, tout de blanc vêtue, entourée d’arabesques et de fleurs roses.

    Laure Igami

     

    « Au Japon, dans l’atelier d’un vieux maître du papier,
    vivait sagement une petite poupée.
    Elle s’appelait Laure Igami.
    Petite fille en papier plié, papier léger. »

    Elle aurait pu y passer sa vie jusqu’à tomber en poussière, seulement voilà, Laure Igami, malgré sa fragile apparence, ne manque pas de caractère : elle s’ennuie au fond de l’atelier, elle a envie de voyager. Quelle chance, la fenêtre est ouverte, il suffit d’appeler le vent pour s’envoler.

    Sous la plume d’Anne Mulpas, sous le pinceau et avec tous les outils d’Emilie Vast, la poupée de papier va faire le tour de monde, et son cœur vibrer à chacune de ses découvertes, des forêts « réserves de papier » aux grandes usines « dragons crachant fumée », des océans aux déserts… Quelques pages vous laisseront deviner la fine poésie de notre voyageuse.

    1000 ALBUMS et LAURE IGAMI

     

    1000 ALBUMS et LAURE IGAMI

     

    Laure Igami


    C’était le premier livre d’Anne et Emilie aux éditions Les portes du monde. Elles ont publié ensuite chez MeMo une autre merveille : Koré-No l’enfant hirondelle.

    Le contenu du carton à champagne, rescapé d'un pilonnage, somnolait chez Emilie dans un placard.  Laure Igami effeuillait ses souvenirs du bout du monde mais elle commençait à s'ennuyer...

    J’attendais le bon moment pour vous la présenter. Le voici : dans quelques jours, elle s'envolera pour le Liban. Pouvions-nous rêver d’une meilleure ambassadrice ?

    Merci, Emilie ! Et Anne, évidemment. Continuez à nous enchanter s'il-vous-plaît !

    Quant à vous, auteur ou illustrateur qui lirez ici l’histoire de leur "petite fille en papier plié", si vous avez vous aussi des livres qui aimeraient voir du pays, pensez à nous !


    votre commentaire
  •  

    "Le temps a laissé son manteau
    De vent, de froidure et de pluie,
    Et s'est vêtu de broderies,
    De soleil luisant, clair et beau."


    Le souriant Rondeau de printemps de Charles d'Orléans m'a toujours enchantée, comme Le Vent de Emile Verhaeren, sombre et terrible, appris dans le primaire (nous ne comprenions sans doute pas grand chose mais sa musique devait nous empoigner l'âme) :


    "Sur la bruyère longue infiniment,
    Voici le vent cornant Novembre"
    ...

    L'automne est venu, l'hiver a laissé place au printemps, et ce sont ainsi quatre pleines saisons, toute une année qui a passé sans un signe de ma part. Une année dense et manquant d'interstices, si vous voyez ce que je veux dire.


    Les événements dont j'aurais aimé vous parler n'ont pas manqué pourtant : première Biennale des malcoiffés, Salon de Montreuil, expositions, livres attendus, coups de coeur inattendus... Je serai (assez) brève sur chacun pour que tous aient du moins leur place dans cet article de rentrée (en deux ou trois volets).

     

    malcoiffes_2011001_blog.jpg

     

    A tout seigneur tout honneur, commençons par les MALCOIFFÉS (nom emprunté à une tour de fière allure appartenant à l'ancien palais ducal de Moulins). J'avais déjà pris le chemin de Moulins au printemps 2010, pour aller voir L'art russe de l'image pour enfants (1900-1945)1 au Centre de l'illustration qui s'appelle désormais le MIJ (Musée de l'Illustration Jeunesse)2.


    En plus d'être une ville magnifique, Moulins abrite deux complices : l'écrivain-éditeur Nicole Maymat et l'imprimeur-éditeur Dominique Beaufils. On leur doit le superbe catalogue des éditions ipomée (créées en 1977), repris en 1991 par Albin Michel. Ils ont initié et participé à la création du Centre de l'illustration qui a ouvert ses portes en 2005. Infatigables et passionnés, ils ont réalisé un autre rêve : voici un an bientôt, le 29 septembre 2011, l'association des malcoiffés (née en 2010) lançait l'événement autour duquel elle gravite, son Festival des illustrateurs. Trois jours de fête pour l'image, ses artistes, les professionnels et le grand public. Le beau temps était au diapason de cette première biennale sous le signe de la bonne humeur et du talent, dans une ambiance chaleureuse largement due à Nicole, Dominique et Cie.

    NM1.jpg

     

    DF2.jpg

    Huit illustrateurs étaient invités : Loren Capelli, Frédéric Clément, Kitty Crowther, Natali Fortier, Henri Galeron, Benoît Jacques, Georges Lemoine et Les chats pelés. On appréciera le formidable éventail, la diversité des styles et des personnalités. Un parcours illustratif au Musée Anne de Beaujeu donnait à voir d'autres illustrateurs et complétait les divers lieux de la ville investis par les oeuvres des invités (leur accrochage avait "subi" tout l'art d'une autre fée discrète et généreuse : Marie-Thérèse Devèze de L'Art à la Page). Déambuler au hasard d'un lieu à l'autre, chacun avec son caractère propre, a fait partie des grands plaisirs et des belles réussites du festival.

    Faute d'avoir trouvé le temps de vous raconter en direct ces journées inoubliables, je vous invite à lire l'excellent compte-rendu de Dominique Laganne sur Cher media. Et à suivre de près les faits et gestes des malcoiffés, en attendant la deuxième édition du Festival, en 2013.

    _________________

    1 Cette exposition (voir le dossier de presse) réunissait entre autres les oeuvres de Lebedev, Samuel Marchak, Bilibine, Alexandre Benois, Nathan Altman, Rojan (Fédor Rojankovsky), Chem (Alexandre Chemetoff), Hélène Guertik, Alexandra Exter, Nathalie Parain et... Elisabeth Ivanovsky qui aura fait un séjour longue durée dans la Galerie du Batalbum (les habitués me pardonneront, les visiteurs occasionnels auront été d'autant plus nombreux je l'espère à découvrir cette merveilleuse artiste - attention, elle s'effacera bientôt devant ALICE, la prochaine "grande expo" de Lou).

    2 Le Grand Prix de l'illustration y a été remis cet après-midi à Jean-François Martin pour les Fables d'Esope (éditions Milan). Cela me fait d'autant plus plaisir que "ses" Poèmes de Maurice Carême (Bayard jeunesse) étaient dans le numéro de lancement du Batalbum !

     

    * 

    J'ai entendu à Moulins un homme de talent que j'admirais depuis longtemps mais sans savoir qu'il était en plus un homme de qualité : Henri Galeron, qui ne parle pas beaucoup, qui ne parle pas fort, mais dont la présence ressemble à ses images - même charme un peu mystérieux, même humour sous-jacent.


    Alors, toutes affaires cessantes, dès qu'il y a eu un peu d'interstice, je l'ai fait inviter par Nicéphore dans le Moulin à paroles du Batalbum, avec son ami et complice, le poète-éditeur de Møtus, François David. Ils y sont encore, ne les manquez pas ! Trois livres de poésie et de folie douce, signés par Paul Vincensini, Michel Besnier et François David.

     

    vincen_couv_rami.jpg 

    vincent_blog1.jpg

     

    vincent_blog2.jpg

     

    besnier_couv_rami.jpg

     

    besnier_blog1.jpg

     

    besnier_blog2.jpg

     

    couv_david_rami.jpg

     

    david_blog1.jpg

     

    david_blog2.jpg


    A ne pas manquer non plus, en "bonus" sur le Batalbum, ces deux albums hors normes illustrés par Henri Galeron : Monsieur tout en hauteur, Le Chacheur tout en largeur, chez (Les Grandes Personnes) de Brigitte Morel (hmm, sévit chez les malcoiffés).

     

    *


    Je terminerai pour aujourd'hui sur le cher André Hellé aux yeux d'enfant rêveur. Un peu "brûlées" par la réédition de L'Arche de Noé un an avant chez Circonflexe, les éditions MeMo ont publié en 2011 la magnifique version du maître-imprimeur Tolmer : les Drôles de bêtes de 1911. L'album, sorti à l’identique, dans son format géant, a été réalisé en collaboration avec l’Association des Amis d’André Hellé.

     

    couv_helle_memo.jpg

     

    helle_memo_vache-copie-1.jpg

     

    Je l'avais annoncé ici (en jouant au jeu des comparaisons entre les deux versions), en même temps qu'une exposition attendue, retardée, enfin proche :

    Drôles de jouets ! 
    André Hellé ou l'art de l'enfance

    au Musée du Jouet à Poissy
    du 18 octobre 2012 au 9 juin 2013


    Pour vous allécher, rien de tel qu'un tour dans le copieux dossier de presse de l'expo, ou chez MeMo (voir les pages du Tigre et de la Girafe), et chez les Amis d'André Hellé bien sûr.


    Ainsi, la (première) boucle est bouclée, d'un automne à l'autre... mais elle reste ouverte, d'autant que s'annonce la publication par MeMo d'un deuxième album du grand artiste et créateur de jouets : L’Histoire d’une boîte à joujoux, inspirée du ballet pour enfants La boîte à joujoux, mis en musique par Debussy en 1913 sur un livret illustré d’André Hellé.


    Bonne rentrée à tous !

     

     

     


    votre commentaire
  • Ma bonne humeur, brutalement ternie la semaine dernière par l'attaque massive de la bande à pub', a retrouvé de l'allant une fois l'assaillant replié.

    Comment est-il venu ?

    Depuis combien de jours était-il dans la place (tandis que je délaissais mon château en carton) ?

    Le mystère reste entier mais un peu de mystère, après tout, n'est pas pour me déplaire dans ce monde high-tech où n'importe qui (la preuve) peut tartiner de sa prose l'écran d'un parfait inconnu...

     

    Alors, je retire ma plainte furibarde et salue bien amicalement la bande à Overblog, grâce à qui les blogs sans pub  ont le droit de vivre, même en juin des années à treize lunes (on ne voit pas le rapport, me direz-vous, mais il est impoli de ne pas parler du temps ces jours-ci, il paraît que le simple fait d'en parler, même de la façon la plus allusive, réchauffe l'atmosphère).

     

    PS sur la pointe des pieds (pour ne pas l'effaroucher) :

    Bienvenue à toi, ô bel été timide !

     

     

    PS du 26 août 2010 : Ne voulant pas faire de pub à la pub en écrivant un 3ème article sous ce titre, ce sera juste un discret PS, pour information à mes visiteurs. Je viens enfin de comprendre : de retour de vacances, je découvre mon blog bardé de pubs, les pages sont même "chassées" par des publicités pleine page, bref tout ce que je voulais éviter en venant sur Over-blog... Et ce matin, eureka, je lis qu'un blog inactif pendant plus de 45 jours est automatiquement "rentabilisé" par des publicités... Déjà 45 jours ! Soit. Je grimace. Bonne joueuse mais... Enfin, ça m'apprendra à me tourner les pouces !


    votre commentaire
  • Message à l'adresse de ceux qui viennent se promener par ici : je ne sais pas depuis combien de jours cela dure, mais je viens de découvrir que mon blog était bardé de pub ! 2 bannières + 2 fenêtres qui s'ouvrent en pop-up, "n'en jetez plus"...

    J'étais venue sur Overblog parce qu'il était justement possible d'y avoir un blog sans publicité.

    Si vous êtes un habitué de la plate-forme et pensez que je débarque de la lune (autrement dit : il y aurait du nouveau qui m'aurait échappé), merci de m'éclairer !

    Si vous détestez comme moi les blogs qui crépitent sous le feu des pubs, revenez me voir dans quelque temps, je vous dirai où je suis partie (s'il est devenu impossible de rester par ici sans tomber dans ce quadruple panneau...).

    Merci à tous et bonne journée (sous ce joli ciel bas de mi-juin teinté de brumes automnales) !


    2 commentaires
  • Voeux2010_blog-copie-1.jpg

    Un peu d’indolence (propice au délicieux farniente)

    Un zeste de fantaisie (sel de la vie)

    Un brin d’insolence (pour lézarder les …tically correct)

    Une pointe d’espièglerie (enfance de l’art ou art d’enfance ?)

     

    Et sans mesure : amour & amitié, bonheur & douceur.

    Avec la grâce et l’humour (*) pour leur donner du rose aux joues.


    Meilleurs voeux à tous.

    Bonne Année 2010 sous le signe de l'apesanteur !

     

     

    (*) Une pincée de "mes" humoristes a été subrepticement glissée il y a quelques semaines au milieu des milliards de pages volantes qui sillonnent le ciel du web.

    Cliquer ici pour les découvrir.


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique