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    Connaissez-vous l'Armadillo ? C'est le nom anglais (venu de l’espagnol) du mystérieux Tatou qui pourrait bien être un croisement du hérisson et de la tortue, comme l’a imaginé Kipling pour sa « Best Beloved » petite Josie. À écouter ici : où la compréhension est facilitée par le texte anglais qui défile en même temps. Les sous-titres français automatiques sont une catastrophe, mieux vaut ouvrir une traduction dans un autre onglet. Par exemple : http://kiplinginfrench.free.fr/HCC07.html. Pauvre jaguar moucheté, victime naïve des deux bestioles dont il comptait faire son souper nocturne et qui l’embrouillent et le bernent en beauté. Le comédien anglais prête une voix d’ado en train de muer au « Painted Jaguar » pas encore affranchi de la robe à pois de Madame Jaguar mère, sa « gracious Mummy ».

    L’une des plus célèbres et des plus spirituelles « Histoires comme ça » est celle du sympathique petit éléphant, insatiablement curieux, qui dotera son espèce de sa fameuse trompe. Farnham Town Crier raconte ici The Elephant’s Child, avec en fond l’épisode majeur de l’histoire illustré par Kipling lui-même : https://www.youtube.com/watch?v=0P0gXXLVmzg. Vous pouvez suivre le texte anglais en parallèle : http://www.vialupo.com/kipling/ et, fin du fin, ouvrir dans un autre onglet sa traduction sur le même site.

    Il y a tellement de fantaisie, d’inventions verbales, de jeux sur les rythmes et les sonorités dans les « Just so stories » que les traducteurs doivent s’arracher les cheveux (tout en se régalant). Leur première traduction en France, par Robert d’Humières et Louis Fabulet, reste infiniment savoureuse. À l’exception du « Chameau et sa bosse », due à Pierre Gripari , c’est celle adoptée par Francis Lacassin pour les Œuvres complètes dans la collection Bouquins, celle du volume illustré par Kelek (Hatier, 1988) et celle des éditions Gallimard illustrées avec jubilation par Etienne Delessert. Sur Gallica, avec tous les dessins de Kipling en prime : http://gallica.bnf.fr/…/f50.image.r=kipling%20histoires%20c…
    Et comme je veux vraiment vous éviter toute fatigue inutile : L’Enfant d’Éléphant est page 45, Le Commencement des Tatous, page 79.

    May Angeli (à voir au travail ici) les a illustrées par de magnifiques bois gravés aux Éditions du Sorbier.

    Tout un programme pour les longues après-midis ou soirées d'été cool

    "Histoires comme ça" de Kipling

    "Histoires comme ça" de Kipling

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    Le premier « album-phare » des 10 ans du Batalbum ! L’une des plus belles aventures animalières de la littérature, superbement adaptée pour les enfants à l’occasion du centenaire de la mort de Jack London (1876-1916). Maurizio A.C. Quarello a réalisé 22 tableaux à l’huile et 10 dessins au trait. Buck est aussi splendide en « aristocrate » gâté dans sa riante vallée du Sud qu’en chien de traîneau à la vie dure, peu à peu attiré par la mystérieuse forêt de ses ancêtres.

    Le grand format de l’album, la mise en page soignée, le papier glacé et velouté, la traduction riche et fluide, les images prodigieuses, tout a été pensé pour que le lecteur, souffle coupé, s’immerge dans l’œuvre. C’est un livre à garder toute sa vie, comme tous les volumes de la Collection Grands Classiques Illustrés de Sarbacane.

    A comme Aventure…
    Invitation à le découvrir : http://www.batalbum.fr/dix_london.html

     

    L'APPEL DE LA FORÊT


    L’Appel de la forêt
    Jack London et Maurizio A.C. Quarello
    Traduit par Annie-France Mistral
    26 x 37,2 cm – 96 pages – 23,50 €
    Éditions Sarbacane

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    Je l’ai découvert le 10 mars à la Médiathèque Françoise Sagan, qui a ouvert au printemps dernier dans l’ancien Carré Saint-Lazare et abrite le Fonds patrimonial de l’Heure Joyeuse (serti au 1er étage de ce bel édifice). Nous étions conviés à une « rencontre-lecture » à l’occasion de la sortie de À LA LETTRE. Ce fut un moment de vrai, d’immense bonheur ! Sur chaque lettre illustrée par Jean-François Martin, Bernard Friot a lu ses textes, accompagné par Jérôme Lefebvre, qui a tiré de sa guitare des sons étonnants, magiques, en accord parfait avec la voix, les mots, l’image projetée sur le mur. « Lu » est un peu court pour dire l’art, la joie, l’humour, le naturel et la présence dont nous a gratifiés l’auteur. Chaque lettre a son histoire propre, parfois grave, souvent drôle, qu’il a fait vivre avec jubilation. Nous quittions l’une à regret, l’œil encore attaché à l’image disparue, mais tout aussitôt la suivante nous accaparait… C’était une surprise continuelle, une véritable fête.

    Yvanne Chenouf a orchestré ensuite une demi-heure vibrante d’échange avec l’illustrateur, le musicien et l’éditrice de chez Milan, Sophie Chanourdie, qui a joliment raconté l’aventure. Un échange simple et joyeux, riche et spontané. Merci à tous !

    N’attendez pas la fin du Printemps des Poètes pour courir chez votre libraire. Ce grand « alphabet poétique », superbement graphique, est vraiment formidable !

    AZ un alphabet poétique


    À la lettre

    Bernard Friot et Jean-François Martin
    Milan jeunesse

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    16 février 2016, quelle jolie date pour fêter un anniversaire en lançant cette page  : https://www.facebook.com/Batalbum

    En février 2006, un petit bateau, ma foi fort écolo [http://www.batalbum.fr/abc3.htm], prenait d’assaut le web (euh… se jetait à l’eau plutôt, sans trop savoir où la vague l’emporterait) : « Le Bat’album, toilzine francophone des 6-10 ans ».

    Plus on est petit, plus on fait du bruit, c’est bien connu !
    « Toilzine » était une invention de Nicéphore, le radio du bord [http://www.batalbum.fr/abc9.htm]. Tout l’équipage était comme lui : passionné d’albums que les enfants allaient « découvrir à bord en s’amusant ».

    Ce n’était pas un site interdit aux adultes mais il s’adressait résolument, d’abord, aux enfants.

    Dix ans est un si bel âge d’enfance ! Fêtons-le bel et bien, d’accord ?


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  • L'hiver approche. Il a fait si doux que j'ai vu des cerisiers en fleurs : aux branches du haut pendaient encore des feuilles couleur d'automne mais les branches les plus basses avaient fleuri...

    Puis il y a eu le 13 novembre, cette nuit d'effroi qui nous a meurtris et dont nous porterons longtemps le deuil.

    Une semaine a passé. Un merveilleux petit garçon, Arthur, fête aujourd'hui à Lyon ses 4 ans. C'est pour lui que j'ai eu envie de vous faire découvrir un homme extraordinaire : Wilson Alwyn Bentley, dit "Snowflake Bentley", né en 1865 à Jéricho dans le Vermont (États-Unis). Son père était un fermier, sa mère une institutrice qui lui donna un vieux microscope pour ses 15 ans. Fasciné dès l'enfance par la neige, il consacra sa vie à photographier les prodigieux flocons. Il mit au point très jeune une technique pour "capturer" chaque flocon afin que tout le monde puisse en admirer le dessin unique et parfait. Nul ne l'avait fait avant lui. On commença par sourire de sa "marotte" mais il fut peu à peu reconnu et consulté comme un expert. En 1931, il mourut après six heures de marche dans un blizzard, laissant plus de 5000 clichés de ces flocons qui furent la passion de sa vie.

    Jacqueline Briggs a eu la bonne idée d'en raconter l'histoire aux enfants : Snowflake Bentley, illustré par les bois gravés de Mary Azarian, reçut en 1999 la prestigieuse Médaille Caldecott du meilleur "picture book" de l'année.

    Le livre est raconté ici, en anglais.

    Un documentaire de 8 minutes (en anglais également) nous donne ici un aperçu de ce "bonhomme" aussi étonnant que formidable.

     

    Snowflake Bentley

     


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