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    L’été est une saison propice aux apprentis astronomes : les nuits sont plus courtes mais le ciel est plus clair, les étoiles plus proches, et le temps ralentit sa course, nous laissant des heures entières à savourer l’échappée belle des vacances.

     

    Les enfants méritent bien de se coucher eux aussi plus tard certains soirs. Proposez-leur la traîne magique de la Voie lactée comme grand livre à déchiffrer avant de s’endormir… Quel bonheur : s’allonger dans l’herbe, écouter sans peur les sons nocturnes, sentir tous les parfums qui voltigent avec les papillons de nuit, et regarder ! Plonger dans l’océan du ciel, chercher la Grande Ourse, dessiner en l’air le tracé des constellations, n’est-ce pas là une belle histoire à se raconter ensemble ?

     

    Mais où est la lune ?

    Elle est partout dans ce joli album venu de Corée, édité par Picquier Jeunesse. L’auteur a étudié l’astronomie, il écrit maintenant des romans scientifiques pour la jeunesse. Pas à pas, il nous entraîne à la suite d’une petite fille et de son chat blanc pour nous faire découvrir avec elle les phases changeantes de la lune. Le texte ne s’embarrasse pas de poésie, il explique, il décrit, mais de façon si limpide et si bien rythmée que nous avons l’impression de nous promener à travers les pages.

    Le talentueux illustrateur l’a compris ainsi : les images sont douces et envoûtantes, la lune énorme et proche, la nuit mystérieuse et colorée.


     

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    Un album plein de charme à découvrir dans

    le  Labo d’Abel à bord du Batalbum.

     

    Bonnes vacances !

    Et si vous avez la chance de voir une étoile filante cet été, n’oubliez pas de faire un vœu.


     

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    Où est la lune ?

    Texte : Jung Chang-hoon

    Illustrations : Jang Ho

    © 2009, Editions Philippe Picquier

     


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  • Ma bonne humeur, brutalement ternie la semaine dernière par l'attaque massive de la bande à pub', a retrouvé de l'allant une fois l'assaillant replié.

    Comment est-il venu ?

    Depuis combien de jours était-il dans la place (tandis que je délaissais mon château en carton) ?

    Le mystère reste entier mais un peu de mystère, après tout, n'est pas pour me déplaire dans ce monde high-tech où n'importe qui (la preuve) peut tartiner de sa prose l'écran d'un parfait inconnu...

     

    Alors, je retire ma plainte furibarde et salue bien amicalement la bande à Overblog, grâce à qui les blogs sans pub  ont le droit de vivre, même en juin des années à treize lunes (on ne voit pas le rapport, me direz-vous, mais il est impoli de ne pas parler du temps ces jours-ci, il paraît que le simple fait d'en parler, même de la façon la plus allusive, réchauffe l'atmosphère).

     

    PS sur la pointe des pieds (pour ne pas l'effaroucher) :

    Bienvenue à toi, ô bel été timide !

     

     

    PS du 26 août 2010 : Ne voulant pas faire de pub à la pub en écrivant un 3ème article sous ce titre, ce sera juste un discret PS, pour information à mes visiteurs. Je viens enfin de comprendre : de retour de vacances, je découvre mon blog bardé de pubs, les pages sont même "chassées" par des publicités pleine page, bref tout ce que je voulais éviter en venant sur Over-blog... Et ce matin, eureka, je lis qu'un blog inactif pendant plus de 45 jours est automatiquement "rentabilisé" par des publicités... Déjà 45 jours ! Soit. Je grimace. Bonne joueuse mais... Enfin, ça m'apprendra à me tourner les pouces !


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  • Message à l'adresse de ceux qui viennent se promener par ici : je ne sais pas depuis combien de jours cela dure, mais je viens de découvrir que mon blog était bardé de pub ! 2 bannières + 2 fenêtres qui s'ouvrent en pop-up, "n'en jetez plus"...

    J'étais venue sur Overblog parce qu'il était justement possible d'y avoir un blog sans publicité.

    Si vous êtes un habitué de la plate-forme et pensez que je débarque de la lune (autrement dit : il y aurait du nouveau qui m'aurait échappé), merci de m'éclairer !

    Si vous détestez comme moi les blogs qui crépitent sous le feu des pubs, revenez me voir dans quelque temps, je vous dirai où je suis partie (s'il est devenu impossible de rester par ici sans tomber dans ce quadruple panneau...).

    Merci à tous et bonne journée (sous ce joli ciel bas de mi-juin teinté de brumes automnales) !


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    Drôle de Kâ ! et Je suis là, Maman ! sont à n’en pas douter le fruit d’une rencontre entre une artiste – Marie Legrand - et une éditrice – Claude Dagail - qui sait aussi prendre la plume. On sent dans ces deux albums une entente, un accord, une belle résonance entre le texte et l’image.

     

    Drôle de Kâ raconte l’histoire simple d’un bonhomme solitaire, plutôt perdu dans la grande ville, avec pour seul compagnon un chien au nom banal comme son maître : Pilou. Un jour pourtant, il recueille sur la chaussée un oiseau blessé. Grâce à l’oiseau, sa vie change peu à peu, les chants et les couleurs illuminent sa maison. « Ça peut être beau la vie ! » Il l’avait oublié, il n’est plus le même. Dans la ville grise, avec Pilou, il se laisse emporter sur les ailes de l’oiseau libre.


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    Je suis là, Maman ! aborde avec la plus grande finesse un sujet difficile et tabou : l’alcoolisme, celui de la mère qui plus est. Vraie maladie, vrai problème social dont l’enfant pâtit en silence. Ici, lassé des disputes, le père a quitté la maison. Tout devenant trop lourd pour elle, la mère se met à boire. Son enfant la voit partir loin, très loin elle aussi, dans les brumes du triste alcool. Lui s’éloigne à son tour : il n’a plus de copains à l’école, le problème de sa mère pèse sur sa vie. L’espoir est à portée de main pourtant, à portée de cœur. Avec tendresse, l’enfant oblige sa mère à le regarder, à se souvenir qu’il est là. Avec l’aide des « zanonymes » et à force de patience, de volonté, d’amour, le bonheur pourrait revenir.

     

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    Marie Legrand s’est emparée de ces deux textes avec une puissance inouïe. Il y a dans son art autant de profondeur que de vibrante sincérité. On sent qu’elle s’en est donnée à cœur joie, même dans les pages les plus sombres. La technique qu’elle affectionne sert magnifiquement les deux histoires : elle étale du ciment sur des fonds de bois, de carton, ou sur toile, qu’elle gratte, grave, brosse, avant d’y peindre à l’acrylique avec la maîtrise d’une grande artiste. Cela tient de la fresque et de l’art pariétal, avec une palette de couleurs étourdissante.

     

    A découvrir absolument dans la Galerie à bord du Batalbum.


    Claude Dagail avait raconté au Salon de Montreuil le projet européen auquel elle participe avec les éditions espagnoles OQO : Les Contes du Chemin.

    Pour en savoir plus, un petit détour s’impose par le site de La Compagnie Créative.

     

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    Drôle de Kâ !

    Texte : Claude Dagail

    Illustrations : Marie Legrand

    © 2005, La Compagnie Créative

     

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    Je suis là, Maman !

    Texte : Claude Dagail

    Illustrations : Marie Legrand

    © 2009, La Compagnie Créative

     

     


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  • En retrait du boulevard du Temple et du boulevard Beaumarchais, la rue Amelot égrène un peu secrètement ses trésors. A deux pas de l’Opéra-Bastille, la galerie L’Art à la page y expose depuis vingt ans les grands artistes méconnus que sont les illustrateurs.

    Ne manquez pas la dernière exposition montée par Marie-Thérèse Devèze : EN NOIR ET BLANC
    autour du travail d’estampe de Delphine Grenier, Laureen Topalian et Thomas Perino.

    (jusqu’au 27 mars)


     

    Delphine Grenier nous envoûte avec de grands monotypes aux jeux d’ombre et lumière inspirés par le tango argentin, ou bien ses délicates figures d’enfants au double mystérieux.

     

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    Le style de Thomas Perino évoque à la fois les arabesques de l’Art déco et la géométrie pure de l’Art nouveau. Il a choisi pour medium la gravure sur bois. Jeux de formes, de volumes, de perspectives, dans l’absolue sobriété graphique du noir et blanc. La galerie expose son étonnante Annonciation et quelques-unes des gravures tirées d’Alice au pays des merveilles (voir la Tortue fantaisie du quadrille des homards !).

     

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    Laureen Topalian puise son inspiration dans ses origines arménienne et juive sefarade, recréant d’après les photos de sa famille, des portraits d’une rare présence, au charme poignant. A voir absolument : ses merveilleux « théâtres » de carton (le portfolio de son site en donne un aperçu).

     

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    Hors des sentiers battus, Marie-Thérèse Devèze suit avec passion un chemin buissonnier difficile : nous faire connaître l’œuvre picturale de ceux qui publient des livres pour enfants – et de fort beaux – mais qui s’adonnent à leur art dans d’autres « domaines ». Ne serait-il pas temps de décoller les étiquettes que les spécialistes de la spécialisation aiment à coller sur tout et tous. Delphine Grenier, dans ses livres pour enfants, s’adresse bien réellement aux enfants et les enchante : voyez Le vilain petit canard (Didier jeunesse), Les belles espérances et La lettre que j’attends (textes de Jo Hoestlandt, Le baron perché). Ses gravures autour du tango et des figures gémellaires, tout autre, sont non moins fascinantes. De même pour les très jeunes Thomas Perino (Pierre dans le loup, Alice au pays des merveilles au Seuil jeunesse) et Laureen Topalian (Le Prince tisserand au Sorbier).

     

    Depuis 2006, Marie-Thérèse Devèze publie également, sur du beau papier, des imagiers monographiques où les grands illustrateurs contemporains ont carte blanche pour décliner leur inspiration sous forme d’abécédaire (Sara, May Angeli, Michelle Daufresne, Elzbieta, Emmanuelle Houdart, Alain Gauthier, Yvan Pommaux, Nicole Maymat autour de sa prestigieuse maison d’édition, Ipomée, où s’illustra Frédéric Clément à ses débuts). A voir aussi le Zoo de Natali Fortier, le délicat souvenir d’enfance Zim zim carillon de Georges Lemoine, ou encore Après le feu de Claire Forgeot, Un million de poissons rouges de Sacha Poliakova.

    De la belle ouvrage !

     

     

    Galerie L’Art à la Page
    8, rue Amelot – 75011 Paris
    tél : 01 43 57 84 95

    Lundi 9h30-18h30
    Samedi 14h-19h30
    Autres jours sur RDV
    jusqu’au 27 mars


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