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    Il était une fois, à deux pas de la rue des Blancs-Manteaux, une maisonnette de conte de fées, habillée de pied en cap pour l'hiver...

    Poussez la porte, il y fait bon malgré la neige qui couvre les murs.

    La Maison des Contes et des Histoires


    Et ces gros flocons qui tombent du plafond...
    Les fées sont cachées là-bas, dans la mezzanine. Face à vous et sur les bas-côtés, Oriane Molinié a semé Nos bisous : éléphants et girafes, flamants roses et manchots empereurs, hérissons et panda ("bisou qui gratte") cherchent un éditeur. Avis lancé !

    La Maison des Contes et des Histoires

     
    Contrechamp. Des amis m'attendaient dans la haute vitrine près de la porte (Elisabeth Ivanovsky, André Hellé) ; au mur, la renarde de Princesse Camcam que je poursuis depuis Montreuil. Encore plus belle en vrai !

    La Maison des Contes et des Histoires


    Cette renarde à l'oeil effilé, au pelage mi-feu mi-neige, vagabonde sous les flocons et repère une maison où il semble faire bon. Pauvres gens qui ne comprenez rien aux renards : il est urgent qu'elle se mette à l'abri ! Chassée, elle se réfugie dans la serre. Le petit garçon de la maison n'a pas l’œil dans sa poche. Il a tout vu.

    La Maison des Contes et des Histoires à l'heure d'hiver


    Qu'auriez-vous fait à son âge ? Il va lui rendre visite bien sûr, avec au bras un panier contenant, on le devine, un bon petit dîner. La renarde a les yeux fermés. Oh ! Elle allaite quatre renardeaux ! Sa paupière se soulève au bruit léger. L'enfant la regarde, pose le panier, doucement, et repart se coucher. Je vous laisse découvrir sur le blog de l'artiste comment ma belle renarde et ses petits vont le remercier.


    Voici maintenant l'autre versant du contrechamp, vu du "contier" (ainsi l'appellent les fées).

    La Maison des Contes et des Histoires à l'heure d'hiver


    Isabelle Arsenault
    a fait le saut depuis Montréal pour enchanter la pierre nue avec d'autres renards, une chouette en plein vol, des lièvres blancs sur la neige, une maison bleue et des arbres assortis à ceux du contier...

    La Maison des Contes et des Histoires à l'heure d'hiver


    où des conteuses, au seuil de leur forêt enchantée, content des contes aux enfants, sages ou pas...

    La Maison des Contes et des Histoires à l'heure d'hiver


    CONTES DES NUITS D'HIVER

    jusqu'au 1er février 2015
    à La Maison des Contes et des Histoires,
    galerie d'initiation à l'art par l'image et la parole
    7, rue Pecquay - 75004 Paris
    tél : 01 48 87 04 01
    www.contes-histoires.net


    Une rencontre
    de Princesse Camcam a été publié par les Éditions Autrement, dont le département Jeunesse, après nous avoir offert tant et tant de merveilles, a été – hélas ! – supprimé fin 2014.

    Cherchez-le (il y en a, rue Pecquay), offrez-le, allez voir les originaux avant la fin de l'expo ! "Histoire sans paroles" (titre de la collection chez Autrement jeunesse) en papier découpé, d'une telle finesse et tendresse, avec ses décors aux couleurs de l'hiver, blanches, brunes et bleues. Et la belle renarde au pelage mi-neige mi-feu, son petit prince attentionné, ses renardeaux.

    À voir bientôt sur le Batalbum.


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    Quelles sont les images de nos livres d'enfants qui restent bien vivantes dans nos mémoires ? Je parle de celles qui, lorsqu'elles vous reviennent à l'esprit, vous font encore vibrer, vous laissent une impression de bonheur elle-même inoubliable. Beau sujet, qui réveille en nous l'enfant et, avec lui, nos premiers livres "amis", vraiment amis...

    Un de mes souvenirs les plus forts était, est toujours un grand album de CONTES CHINOIS. J'ai fait quelques recherches sur internet pour le dénicher peut-être. Surprise : je suis à peu près certaine de l'avoir retrouvé (les images glanées ici et là ne peuvent mentir !) mais la couverture de mes souvenirs est différente, plus sobre – est-ce la première image de l'un des contes, ou s'agit-il d'un autre volume de contes chinois ? On peut encore trouver l'album, édité en 1961, réédité vingt ans après. Je l'ai demandé au Père Noël et je reviendrai par ici avec "mon" image si elle s'y trouve.

    C'est en tout cas l'occasion de vous faire découvrir ou redécouvrir un illustrateur italien, Libico Maraja (1912-1983). Ce site qui lui est dédié (à lire au choix en italien, anglais ou russe) offre un joli panorama de ses illustrations de grands textes de la littérature écrits pour les enfants ou adaptés à leur intention : de Pinocchio à Peter Pan, d'Alice au pays des merveilles à Oliver Twist, du Livre de la Jungle à Moby Dick, de Tom Sawyer à Gulliver.

    Je vous laisse savourer (cliquer sur les images pour les voir en grand)...

     

    Libico Maraja

    Libico Maraja

    Libico Maraja

    Libico Maraja

    Libico Maraja

    Libico Maraja

    Libico Maraja

    Libico Maraja

    Libico Maraja

    Libico Maraja

    Libico Maraja

    Libico Maraja

    Libico Maraja

    Libico Maraja


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    Julia Chausson, "graveure et illustratice", fait des livres fort jolis. La simplicité et la tendresse des images m'a incitée à offrir celui-ci (orné d'une belle dédicace) à un nouveau-né :

    Julia Chausson

     

    Tous ses albums et livres d'artistes ont le même charme, la même force aussi.

    Boucle d'Or

    Julia Chausson

    Le Petit Poucet

    Julia Chausson

    Si vous passez dans le quartier de l'Oeil ouvert, vous trouverez sûrement votre bonheur avant Noël : plus de 30 artistes exposés jusqu'au 31 décembre, dont les Petits de Julia. Des gravures de Vu à Paris et La pluie est amoureuse y sont en permanence.

    Galerie L'Oeil ouvert
    74, rue Miron
    Paris 4ème
    www.loeilouvert.com

    Sinon, je vous recommande d'aller déambuler au hasard sur le site de l'artiste.


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  • Anne Brouillard, artiste aussi discrète et souriante que rare, a composé là un livre-accordéon long comme un voyage dans un train roulant à l'allure du RER A en fin de journée, quand il est bien bondé de gens bien fatigués. Mais là, pas d'énervement, pas de fatigue, pas de soupirs sauf d'émerveillement tandis que le paysage défile, doucement.

    Anne Brouillard, qui fait de grands voyages, en fait de plus lointains encore avec ses livres. Au fil des titres reviennent les thèmes de son inspiration : le voyage, le rêve, les oiseaux, le temps (qu'il fait et qui passe), et l'eau omniprésente, où se reflète un monde lui-même comme un reflet, l'écho d'un rêve.

    J'avais découvert le livre en septembre de l'an dernier dans la belle Librairie des Éditeurs Associés (10 rue Tournefort, Paris 5ème). Anne Brouillard le dédicaçait, en présence de son éditrice. Il est petit (11,5 x 16,5), épais comme un guide de voyage déniché dans un grenier, que l'on tient serré dans la poche de son manteau (c'est l'hiver et le train est chauffé mais pas trop). On regarde par la fenêtre. On a quitté la gare en longeant le canal, aperçu le moulin à eau, tout rose dans le matin blême, juste avant le tunnel. Tiens, quelle est cette haute bâtisse blanche, seule au milieu des bois interminables, de tout ce paysage en demi-teinte qui se reflète dans l'eau pâle ? Vite, regardons le guide. On tourne les pages. Mystère. Le guide la reproduit mais n'en dit rien. Place à l'imaginaire. D'ailleurs – car on a relevé les yeux depuis – d'autres maisons s'accrochent aux berges, là-bas. Soudain, le train passe tellement près de trois maisons qu'on a l'impression de traverser leurs jardins. Et ainsi de suite, sur des kilomètres de pure poésie, jusqu'à l'arrivée en gare, à l'autre bout du voyage. Une dernière courbe et le train paraît. Quatre oiseaux traversent le ciel pour l'accueillir. Entendez-vous leurs cris portés par l'air froid, auquel répond le chant profond des wagons cahotant sans hâte sur les rails luisants.


    Prochain train JEUDI 20 NOVEMBRE à 19h
    à la bibliothèque Faidherbe !


    Anne Brouillard à la Bibliothèque Faidherbe

     

    Anne Brouillard à la Bibliothèque Faidherbe

     

    brouillard_voyage-copie-1.jpg

    Anne Brouillard
    Voyage d'hiver
    &esperluète éditions


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  • Il a été décerné à MOULINS (Allier) le 10 octobre à

    Delphine Jacquot
    pour

    Les aventures improbables de Peter et Herman
    ou le tour du monde en 25 escales

    Le 7ème Grand prix de l'illustration (MIJ)

    édité par LES FOURMIS ROUGES.

    Comme à moi, qui découvre l'ouvrage grâce au MIJ, cette jolie animation (la bande-annonce de l'éditeur) vous donnera sûrement une furieuse envie de courir sans escale à la librairie la plus proche : http://vimeo.com/78723877

    Les albums de Delphine Jacquot entrevus au fil des années m'ont laissé le souvenir d'un trait précis au service d'ambiances chargées de mystère, oniriques, étranges et délicates. Les personnages sont de profil, oeil égyptien. Hiératiques et pourtant fragiles, ils semblent arriver d'un ailleurs indéfini, avec des souvenirs et des secrets.

    Ces "aventures improbables" me font découvrir toute une fantaisie, tout un humour auxquels je ne m'attendais pas, qui certainement se donnaient déjà libre court dans bien des albums
    (32, nous disent Les Fourmis Rouges !)

    ------>      Peter et Herman sont sur le BATALBUM !

    Je guettais ce prix parce que le MIJ crée à chaque fois une vraie surprise : le 1er Grand Prix de l'Illustration avait été décerné en 2008 à une presque enfant –

    Juliette Binet pour EDMOND, son premier album (Autrement), un album d'une incroyable maturité, avec là aussi une mise à distance, un mystère posé d'emblée :

    binet_edmond1.jpg

     
    Anne Herbauts a reçu le prix en l'année suivante pour
    Les moindres petites CHOSES  (Casterman) :

    herbauts_mij1.jpg

     
    Vinrent ensuite :

    Régis Lejonc en 2010 pour
    Quelles couleurs (éditions Thierry Magnier)

    lejonc_mij1-copie-1.jpg

     

     Zaü en 2011 pour
    MANDELA l'Africain multicolore (éditions Rue du monde)

    zau_mij.jpg

     

    Jean-François Martin en 2012 pour
    Fables d'Ésope (éditions Milan)

    martin_mij1-copie-1.jpg

     
    May Angeli enfin, l'an dernier, pour
    DES OISEAUX  (éditions Thierry Magnier)

    angeli oiseaux1


    C'est bien le rôle du MIJ de mettre en valeur, par ce prix, un talent affirmé ou naissant, un talent s'exprimant dans un livre peu commun. L'éventail des couvertures dit la qualité des choix et leur diversité : chaque prix est vraiment une surprise réjouissante. Merci !

    Au fait (si vous avez oublié) :

    La belle ville de MOULINS abrite non seulement le MIJ mais aussi les MALCOIFFÉS, qui préparent le 3ème Festival des illustrateurs pour fin septembre 2015.

    Quant à Juliette Binet, si vous habitez ou passez à Paris ces jours-ci, ne manquez pas une visite à la Galerie L'Art à la page : elle y est exposée jusqu'au 8 novembre !

    L'exposition présente, en dialogue, des dessins  de Juliette Binet (ci-dessus, extrait de L’Horizon facétieux, éditions Gallimard Jeunesse Giboulées) et des gravures de Franziska Neubert (ci-dessous, Maisons de nuit) autour du thème : « Partager l’espace » – espaces géographiques, espaces urbains, espaces paysages.

     


    Encore une de ces associations dont Marie-Thérèse Devèze a le secret...


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