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    Je l’ai découvert le 10 mars à la Médiathèque Françoise Sagan, qui a ouvert au printemps dernier dans l’ancien Carré Saint-Lazare et abrite le Fonds patrimonial de l’Heure Joyeuse (serti au 1er étage de ce bel édifice). Nous étions conviés à une « rencontre-lecture » à l’occasion de la sortie de À LA LETTRE. Ce fut un moment de vrai, d’immense bonheur ! Sur chaque lettre illustrée par Jean-François Martin, Bernard Friot a lu ses textes, accompagné par Jérôme Lefebvre, qui a tiré de sa guitare des sons étonnants, magiques, en accord parfait avec la voix, les mots, l’image projetée sur le mur. « Lu » est un peu court pour dire l’art, la joie, l’humour, le naturel et la présence dont nous a gratifiés l’auteur. Chaque lettre a son histoire propre, parfois grave, souvent drôle, qu’il a fait vivre avec jubilation. Nous quittions l’une à regret, l’œil encore attaché à l’image disparue, mais tout aussitôt la suivante nous accaparait… C’était une surprise continuelle, une véritable fête.

    Yvanne Chenouf a orchestré ensuite une demi-heure vibrante d’échange avec l’illustrateur, le musicien et l’éditrice de chez Milan, Sophie Chanourdie, qui a joliment raconté l’aventure. Un échange simple et joyeux, riche et spontané. Merci à tous !

    N’attendez pas la fin du Printemps des Poètes pour courir chez votre libraire. Ce grand « alphabet poétique », superbement graphique, est vraiment formidable !

    AZ un alphabet poétique


    À la lettre

    Bernard Friot et Jean-François Martin
    Milan jeunesse

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    16 février 2016, quelle jolie date pour fêter un anniversaire en lançant cette page  : https://www.facebook.com/Batalbum

    En février 2006, un petit bateau, ma foi fort écolo [http://www.batalbum.fr/abc3.htm], prenait d’assaut le web (euh… se jetait à l’eau plutôt, sans trop savoir où la vague l’emporterait) : « Le Bat’album, toilzine francophone des 6-10 ans ».

    Plus on est petit, plus on fait du bruit, c’est bien connu !
    « Toilzine » était une invention de Nicéphore, le radio du bord [http://www.batalbum.fr/abc9.htm]. Tout l’équipage était comme lui : passionné d’albums que les enfants allaient « découvrir à bord en s’amusant ».

    Ce n’était pas un site interdit aux adultes mais il s’adressait résolument, d’abord, aux enfants.

    Dix ans est un si bel âge d’enfance ! Fêtons-le bel et bien, d’accord ?


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  • L'hiver approche. Il a fait si doux que j'ai vu des cerisiers en fleurs : aux branches du haut pendaient encore des feuilles couleur d'automne mais les branches les plus basses avaient fleuri...

    Puis il y a eu le 13 novembre, cette nuit d'effroi qui nous a meurtris et dont nous porterons longtemps le deuil.

    Une semaine a passé. Un merveilleux petit garçon, Arthur, fête aujourd'hui à Lyon ses 4 ans. C'est pour lui que j'ai eu envie de vous faire découvrir un homme extraordinaire : Wilson Alwyn Bentley, dit "Snowflake Bentley", né en 1865 à Jéricho dans le Vermont (États-Unis). Son père était un fermier, sa mère une institutrice qui lui donna un vieux microscope pour ses 15 ans. Fasciné dès l'enfance par la neige, il consacra sa vie à photographier les prodigieux flocons. Il mit au point très jeune une technique pour "capturer" chaque flocon afin que tout le monde puisse en admirer le dessin unique et parfait. Nul ne l'avait fait avant lui. On commença par sourire de sa "marotte" mais il fut peu à peu reconnu et consulté comme un expert. En 1931, il mourut après six heures de marche dans un blizzard, laissant plus de 5000 clichés de ces flocons qui furent la passion de sa vie.

    Jacqueline Briggs a eu la bonne idée d'en raconter l'histoire aux enfants : Snowflake Bentley, illustré par les bois gravés de Mary Azarian, reçut en 1999 la prestigieuse Médaille Caldecott du meilleur "picture book" de l'année.

    Le livre est raconté ici, en anglais.

    Un documentaire de 8 minutes (en anglais également) nous donne ici un aperçu de ce "bonhomme" aussi étonnant que formidable.

     

    Snowflake Bentley

     


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  • Il y a quelques mois, j’ai lancé avec des proches l’Association
    1000 Albums. Notre intention est de collecter des albums (livres d’images, livres illustrés, BD), de préférence auprès des éditeurs (livres neufs avant pilonnage, ou soldes) et auprès des particuliers si les livres sont en très bon état. Nous voulons les faire parvenir à des enfants démunis en pays francophones, à travers des ONG ou des Associations “sûres” – d’une part afin que ces livres aillent vraiment aux enfants qui en ont besoin, d’autre part pour assurer aux éditeurs qu’il n’y a aucun risque de revente.

    Peut-être ne le savez-vous pas mais il existe déjà de très nombreuses associations dans ce domaine. Alors, pourquoi une de plus ? Le Président de l’une d’elles, dont je tairai le nom pour respecter son extrême discrétion, m’a dit lors de notre première rencontre : « Lancez- vous ! » car les besoins sont immenses. Et comme il est un homme de qualité et d’excellent conseil, je l'ai écouté, nous nous lançons.

    Une première opération est en cours : nous réunissons des albums et BD pour enrichir une bibliothèque au nord du Liban. Près de 150 enfants (de toutes confessions) la fréquentent toute l’année, c’est pour eux un lieu d’échange, un repère.

    J’aimerais aujourd’hui vous présenter notre ambassadrice (nous l’enverrons aussi longtemps qu’il nous restera en stock des albums contant sa jolie histoire – patience, vous n’allez pas tarder à comprendre) :

    LAURE IGAMI
    Petite fille en papier plié


    Elle est arrivée en début d’année, dans un énorme carton d’un célèbre cru de champagne : soixante petits livres carrés, avec Laure Igami sur la couverture bleue marine, tout de blanc vêtue, entourée d’arabesques et de fleurs roses.

    Laure Igami

     

    « Au Japon, dans l’atelier d’un vieux maître du papier,
    vivait sagement une petite poupée.
    Elle s’appelait Laure Igami.
    Petite fille en papier plié, papier léger. »

    Elle aurait pu y passer sa vie jusqu’à tomber en poussière, seulement voilà, Laure Igami, malgré sa fragile apparence, ne manque pas de caractère : elle s’ennuie au fond de l’atelier, elle a envie de voyager. Quelle chance, la fenêtre est ouverte, il suffit d’appeler le vent pour s’envoler.

    Sous la plume d’Anne Mulpas, sous le pinceau et avec tous les outils d’Emilie Vast, la poupée de papier va faire le tour de monde, et son cœur vibrer à chacune de ses découvertes, des forêts « réserves de papier » aux grandes usines « dragons crachant fumée », des océans aux déserts… Quelques pages vous laisseront deviner la fine poésie de notre voyageuse.

    1000 ALBUMS et LAURE IGAMI

     

    1000 ALBUMS et LAURE IGAMI

     

    Laure Igami


    C’était le premier livre d’Anne et Emilie aux éditions Les portes du monde. Elles ont publié ensuite chez MeMo une autre merveille : Koré-No l’enfant hirondelle.

    Le contenu du carton à champagne, rescapé d'un pilonnage, somnolait chez Emilie dans un placard.  Laure Igami effeuillait ses souvenirs du bout du monde mais elle commençait à s'ennuyer...

    J’attendais le bon moment pour vous la présenter. Le voici : dans quelques jours, elle s'envolera pour le Liban. Pouvions-nous rêver d’une meilleure ambassadrice ?

    Merci, Emilie ! Et Anne, évidemment. Continuez à nous enchanter s'il-vous-plaît !

    Quant à vous, auteur ou illustrateur qui lirez ici l’histoire de leur "petite fille en papier plié", si vous avez vous aussi des livres qui aimeraient voir du pays, pensez à nous !


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    Ne manquez pas d'aller voir l'exposition LIENS DE FAMILLE, rue Servandoni, avant le 11 juillet.  Voyez comme je m'y prends à l'avance cette fois !

     

    invit72

    enfantauchien72

     

    Sara en parle ainsi sur le site de la Galerie :

    ” …à travers ces images en papier déchiré, j’ai voulu évoquer l’atmosphère des maisons de famille aux papiers peints qui n’ont pas été refaits depuis trop d’années, des retrouvailles du mois d’août dans la tension intérieure et la fête extérieure, du bonheur collectif affiché et du mal-être intérieur des individus en représentation sociale au sein de leur propre clan…”

    L'univers de Sara me touche beaucoup par les teintes de ses papiers déchirés, par le caractère poignant de ses images sans texte, de ses chiens errants, de ses personnages mystérieux, hantés, envoûtants. À quai avait été l'un des fleurons du Batalbum.

    Elle a récemment publié aux Éditions Chandeigne un très bel album, dont sa fille Edith de Cornulier-Lucinière a écrit l'histoire émouvante et véridique : L'HOMME DES VILLES DE SABLE.

     

     


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