• Au début, sauf les joues roses de la petite fille et les couleurs de l’oiseau, tout est dans une gamme unique de bleu et gris. L’enfant échappe à la surveillance de ses parents (qui scrutent les cages vides). Elle suit le paon qui file à travers les pages et l’entraîne dans un monde enchanté. A partir de là, les images du zoo gris et vide alternent avec celles où les animaux, échappés eux aussi (dans l’imaginaire de l’enfant ?) reprennent couleur et vie : le bassin des hippopotames, le royaume des éléphants, le pays des girafes. Tandis que la petite fille joue joyeusement avec eux, les parents affolés traversent les pages. Ils la retrouvent à la fin, sur un banc, souriant dans son sommeil. Assurément, ils n’ont pas vu le même zoo.

     



    Chaque livre de Suzy Lee distille un charme particulier, avec une note plus ou moins légère ou grave. Vous serez doucement songeurs en quittant ce ZOO mais doucement euphoriques aussi : l’album est… délicieux tout simplement.

     


    A découvrir sur le Batalbum : le beau caméléon de l’artiste est l’invité du Camélodéon, et la Corée la grande invitée d’honneur en ce moment.


     

    Zoo sans animaux de Suzy Lee

    Traduit par Noëlla Kim

    © Actes Sud, 2008

     

    Avec l’aimable autorisation de BIR Publishing (Corée)

     


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  • Vous êtes au zoo.

    Le gorille n’est pas dans sa cage.

    Ça n’empêche pas les visiteurs de scruter l’espace vide avec intérêt (l’habitude de regarder la télé ? diront les mauvaises langues).

    Ah non, la petite fille de gauche regarde ailleurs, comme quatre des sept bambins sagement alignés sur la page de droite.

    Ces enfants voient le seul animal peuplant le grand zoo vide : un paon, beau comme un oiseau de paradis, un paon en liberté !

    La petite fille et lui se sont repérés dès l’entrée.

    A coup sûr, elle va le suivre…

    Nous aussi. Rendez-vous demain.

    Lunettes de soleil à prévoir : les couleurs éclaboussent la page.

     





    Zoo sans animaux de Suzy Lee

    Traduit par Noëlla Kim

    © Actes Sud, 2008


    Avec l'aimable autorisation de BIR Publishing (Corée)


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  • « Papa, papa, regarde, je suis un écureuil. »

     

     

    Si vous avez besoin d’une lampée d’air frais, trouvez vite ce délicieux album. Noëlla Kim nous avait fait entendre à la bibliothèque Faidherbe les jeux d’onomatopées qui sonnent dans le texte original. Sa traduction limpide a tout le charme des deux promeneurs.
    Sol et son papa, main dans la main au pied de la montagne, rivalisent d’imagination et de joie de vivre. Tout est prétexte à jeu : l’écureuil bondissant, les feuilles multicolores, les tiges de mélilot, les rochers aux drôles de formes.
    La dernière montée est difficile, Sol peine un peu mais de là-haut, « le monde semble si vaste ».

     


     

    IL NEIGE DES COULEURS

    texte Lee Sang-Kwen

    dessins Han Byungho

    © passage piétons


    Coup-de-coeur de tout l'équipage du Batalbum.


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  • La Corée n’en finit pas de tenir l’équipage du Batalbum sous le charme : coup-de-cœur général pour l’album qui vous attend demain. La petite Sol part en promenade avec son papa. Tous deux sont délicieux et il neige des couleurs ce jour-là…

     

    © passage piétons



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  • Tout va (presque) bien entre Moungchi et sa tante, Madame Surprise.

    Moungchi est en effet un chien terriblement bavard, sa bouche « ne s’endort jamais ! » Quant à Tante Surprise, elle a l’ouïe si fine et si sensible qu’elle sursaute au moindre bruit (d’où le bonnet épais qui auréole sa tête).

    Un jour où Moungchi enfonce un clou dans la paroi de leur Grotte Tranquille, Tante Surprise tombe évanouie et reste évanouie. Le bon Moungchi, catastrophé, se souvient de son livre : Le Secret du Pays des Sept Montagnes. Un remède miraculeux n’est-il pas caché dans ce pays magique ? Son livre sous le bras, Moungchi entreprend le grand voyage.

    Chaque montagne est occupée par un personnage fantaisiste qui l’aide dans sa quête : le Fantôme Saut-à-la-Corde et le Savant Saitout, Roule-Boule et Ermite Frêle, Arbori-Colore au milieu des Arbres-Bonbons et Larmo l’ourson qui n’a jamais ri.

    La « septième montagne » s’avère être… la Grotte Tranquille, où Moungchi se retrouve en un clin d’œil (on le voit jaillir du livre). Tante Surprise, guérie, l’accueille à bras ouverts.


     

    © MeMo – Gyong-Sook Goh

    Traduit par Sungyup Lee

     

    Gyong-Sook Goh avait reçu le Prix graphique de Bologne en 2006 pour Flacons magiques et ses amusants pop-ups (Seuil jeunesse 2007).

    Elle nous donne ici un livre grand format où l'imaginaire a tout l'espace voulu pour se mouvoir.

    Chaque personnage, largement brossé à la gouache, occupe une pleine page, avec le texte en vis-à-vis, agrémenté de vignettes.

    Tout cela plein de fantaisie et naïveté, à l’image de Moungchi l’espiègle.


     

    Encore un coup des éditions MeMo ! MeMo avec les deux grands M et Nantes comme base de lancement. Mais je les soupçonne d’avoir un secret et d’aller chercher leurs livres au « Royaume des livres enchantés ».

     

    Le voyage de Moungchi est exposé (depuis hier !) dans la Lou-Galerie du Batalbum.

     


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